MODE. PASSION. Second degré. Humour décalé & conseils futés.

"Parce qu'on se demande tous pourquoi cette année on devra porter des jupes étroites et pas de jogging en coton."

jeudi 3 mai 2012

Ce n'est qu'un au revoir...



Cher lecteurs, chers amours, cher vous! 

Monsieur / Mademoiselle déménage sa mode, son second degré et ses vestes Emmaüs. 
Il était temps de faire le ménage et un lifting par la même occasion! 

Alors, Au revoir Blogger, au revoir mon gentil ".blogspot.com". Pendant deux ans, tu nous auras donné toutes les ficelles pour être les plus beau pour  aller crâner! Mais il est temps pour la rédaction et ses lecteurs de s'offrir un nouveau manteau, une nouvelle parure.  

Alors, copains, fans, révolutionnaires de la fringue retrouvez-nous dès à présent sur notre nouveau site avec une tout nouveau design graphique made by LAURENT DOUCET 
Sur 

À tout à l'heure les gars! 

En espérant que ça vous plaira! 
Plein de besitos del amor! 

Votre rédaction qui vous aime! 


Ps: Vous pouvez aussi nous aimer sur notre page facebook! 

vendredi 30 mars 2012

THE MAGIC COLUMN OF 
ROMAIN BRAU
#2 / Hummmmm is it you behind me smelling butterscotch?
Stars shining bright above you, night brisses seams to wisper i love you, birds are singing in the magical column of MOI…. Dream a little dream of me !

Read me and tell me you've missed me !!!!

One day of delay is not something that we will be soon repeated !
But delay never come without a surprise with me. I feel life is like a Philipe Glass melody with this weather. It’s so nice to be back to ourselves with the sun everythings look better, few touches by the morning sun and life is a caresse that makes you smile of hapiness… how deep is your love ? we all need to learn to reapreciate our simple nature.

Let’s put a cross on the word WINTER, put your million fur coats in a nice dry space with all your angora knits and cashmere knits with all your hight leathers boots cause it’s time for cotton shirts and light long silk skirt and mini jeans hotpants !!!

i feel like TAToo !!!!! i want to marry the one that will tatoo a pineapple on his arm ! it’s time to draw on your body the beautiful images that you have in your mind. I think a special TATOO is coming on Monsieur / Mademoiselle. It's about time.

Ahhhhhh guys !!! i didn’t sleep for a week !! Mercedes Benz Kiev Fashion days just killed me. Last Thursday morning my private jet brought me to the amazing city : Kiev. How fabulous, Hotel 5 stars was a minimum to welcome Monsieur / Mademoiselle ! Colla our driver droped us to all the best fashion shows of the week and our dear assistant Sophfia organised us some interesting meeting with the famous Anna October and Kostya Omelya.
Show ANNA OCTOBER.

I met Anna October a year ago when she was visiting Paris and Antwerp, a vision broke the silence of the restaurant i sitting in when i first saw her. A Twister of gold hair, an ora of russian tales and ukrainian songs was giving the rythm of her moves. Hers smile was shy and pure and so were her eyes ! We immediately became friends, i knew she was a hard and talented worker. It would be too easy to show you her work since you can just google it, i think a video would talk more….
Anna was the first interview i did in my life and i must say i kind of enjoyed it ! i will never cut my interviews, i want you to be able to feel who they are with their strong and week points ! let’s keep it real.
Show ANNA OCTOBER.

Kiev fashion are really good for us to discover the new generation talents. Kostia Omelya is one of them swell. Anna and him are amazing exemples to give to young students and people that wants to star their own label. In this interview Kostya explain us and gives us all is love and energy that he puts in his company.

I feel that after all those energies we need to shout something ! i remember when i was kid i always wanted to be alone in the car when our garderner was going to the car wash ! the sensation of danger in the dark surounded by those big rolls brushing the surface of this wonderful and beautiful Aston martin from the 60’. Only at this time i could shout like if i was going to die in a minute !! to throught away all this energy that was stocked in me since weeks was such a relief ! It's when i realised i could draw to express myself that i stoped to follow the garner to the carwash, later in my life i followed him but for other reasons…

We all need to find ways to shout, why not open the windows at night when noone can know it's you ? why don't you do it when you are having an orgasm? 
I am shooting his name at night hoping that it will cross our flat land, some forest and fields, a couple of montaigns and few lacs… i'll make sure you will hear me even throught the eternal snow. It's not about how strong you do it but how entense you do it !

Talking about shouting here by some shouting amazing pictures from my little trip to Kiev :
Don’t you feel our hair grows faster in spring ? i really loved all those girls with plaids in ukraine. I will always be amazed by the mermaids hair and i am telling you there is no difference between ukrainian girls and mermaids… perfect bodies with hair until the end of the their backs. I remember once in Bahamas islands my father was throwing bottles of champagne in the sea  and i had to dive into the clear light blue water to get them. I was always attaching few silk hermes carré around my hair to make them flot into the water just like mermaids hair.  Also a perfect place to shout in the water…
Take care of your self and see you next week in the column !!!

Thank you for all your lovely mails and nice facebook messages, for the litle angry boy that wrote us recently it’s difficult to answer to something so mediocre, i m afraid i wouldn’t be able to.

xxx Romain xxx

mercredi 28 mars 2012

Ce désir d'être Mal-Aimée.

Il y a quelque chose d'étrange chez les Mal-Aimée. Leur ADN, leurs codes ne sont plus à définir, ils sont même devenus d'une évidence reconnaissable par tous. Un style propre, inimité et inimitable qui a fait leur construction, leur pouvoir et leur succès… et pourtant, c'est une vraie révolution à chaque fois, des montées chaudes et suaves comme autant de sueurs froides, le choc thermique à toutes les collections.
C'est rigoureusement érogène dès qu'on penche l'oeil sur leur nouveau lookbook. On ne les encense pas pour rien, c'est désormais le rendez-vous d'un sans-faute de la beauté. Le duo Léonie Hostettler et Marius Borgeaud nous a mis à terre, une fois de plus, d'une claque dont peu de jeunes griffes peuvent s'enorgueillir
Alors que les deux premières collections partaient sur les chemins d'une créativité débridée et graphique, prouvant leur génie à faire fantasmer, la dernière s'avérait tout en légèreté mutine, prêtant à leur femme les pouvoirs d'une poésie rigide par ses coupes à l'élégance très dame. Aujourd'hui, les Mal-Aimée jouent toujours avec leurs spécialités : des pantalons ultra larges, des carrures dessinées, un mélange de fluide et de graphiques taillés au scalpel transcendé par des imprimés uniques et des matières aussi inédites que luxueuses. 
Mais ce qui fait radicalement la différence, c'est l'image de leur femme : elle a pris du galon, elle a fini les tests de la jeune création, les plaisanteries de l'appropriation et de la recherche de son statut ou de son âge. Elle s'est muée en une guerrière à l'armure d'un chic glacial. 
Que la moitié du duo évoque Carole Bouquet lors d'une interview dans Libération ne nous étonne guère. Une Carole bouquet qui prend un certain plaisir sadique à baiser avec Hitchcock. La femme Mal-Aimée est devenue plus froide, mais pas par arrogance ! Seulement par désir d'une féminité absolue. Une féminité qui sent la confiance, le sexe, les talons qui claquent et les cigarettes qui dansent : il n'y a plus de minauderies, il y a de la séduction subtile. Ils habillent dès lors des femmes, des vraies, celles avec des couilles. 
Pour autant, leur automne/hiver n'est pas raide, sec ou sévère car il se permet l'audace fantaisiste d'être saupoudré d'une touche seventies, identifiable par des imprimés presque aussi rétro qu'une tapisserie et en plein dans le mille des envies de l'air du temps. Le tout parsemé d'injections sporty que Léonie et Marius affectionnent avec discrétion, cela donne des silhouettes hors du commun qu'il est impossible de retrouver ailleurs. 
L'autre grande particularité de la marque se trouve dans le traitement des couleurs : qui d’autre oserait tenter l'association d'un vert sapin presque disco avec un beige puritain ? Réponse : personne. Incomparable, on vous dit. 
Première tentative aussi, brillamment orchestrée, dans le noir souverain avec des smokings aux coupes idylliques et des petites robes noires qui dézinguent la plupart de leurs concurrentes. 
Mais c'est dans le travail de la maille que le souffle se fait court. Dans ses nouvelles pièces knitwear, Mal-Aimée n'oublie pas le confort, un code devenu aussi habituel que transcendant quand il s'agit d'être classe : pulls courts, longs, robes micro ou extra, jogging-pyjama, tout est là, mixable à l'infini sans pour autant donner l'aval à un laisser-aller.
C'est ça l'avantage d'une collection Mal-Aimée : il y a de tout pour tout le monde, arborant un esprit mix'n'match parfait sans jamais, au grand jamais, tomber dans la facilité ou l'absence de cachet. Qu'est-ce que vous voulez de plus ? Allez brûler vos cartes de crédit, ils sont déjà en vente chez L'Exception...

Bien à vous.

mardi 27 mars 2012

L'irrésistible envie de devenir veuve.

Francesca Marotta, c'est une "rencontre" comme les autres pour une collection qui, elle, ne l'est pas. Des guillemets à "rencontre" parce que finalement, nous n'avons fait que nous ajouter sur Facebook. Et puis quoi ? Ben, rien de spécial. Nous ne sommes pas devenus Best Friend Forever par e-mails interposés. On ne s'est peut-être même jamais parlé avant… la fashion week de Londres.

Les statuts déferlaient sur le réseau social et ça empestait le défilé en pleine préparation. Bon, nous, on ne s'affole pas, comme d'hab. On est un peu à la ramasse, comme d'hab, et ça nous tombe sur le coin de la tronche, comme d'hab. On a envie de mourir de stupéfaction ou plutôt, on a envie que quelqu'un meure. Parce que s’il y a mort, il y a enterrement, et s’il y a enterrement, il y a automatiquement Mademoiselle Francesca Marotta.
Une collection assassine, sous le ciel d'une Sicilienne en veuvage, remplie d'un travail excentrique typiquement anglais et d'un savoir-faire de la coupe exemplaire à consonance belge. Car la jolie Italienne a mixé ses origines, son passé et son présent pour nous servir un cocktail multiculturel unique, aussi chic que bandant.
Née dans la botte et les spaghetti, c'est dans les moules-frites qu'elle a grandi et chez les « Rosbifs » qu'elle trace sa voie, certainement contrainte vu l'attention que le plat pays porte à ses talents… Un beau mélange qui ne pouvait que dynamiter les conventions d'une mode qui n'a pas pour habitude de confronter le sang de ses origines.
Rassurez-vous, vous n'aurez pas besoin d'empoisonner votre mari pour vous délecter d'une silhouette de cette incroyable Européenne. C'est un soir corsé de sexyness qu'elle propose, pas une invitation au meurtre (quoique nous ne serions pas étonnés qu'il y ait des meurtres pour se procurer l'une de ses créations). Une libération du corps féminin vers la jouissance de ses attributs les plus intimes pour une séduction ultime. Quand la créatrice se lance dans l'interprétation de sa veuve sicilienne, elle pense d'abord à la perte du bien-aimée comme à une fête, elle pense à l'après… Sa femme enchaînera les cocktails mondains pour retrouver la bague au doigt, jouant d'un charme suave rarement osé précédemment. 
Car là est le point fort de ses silhouettes : si la transparence est dans l'air du temps, Marotta la joue à fond, pas question de demi-mesure. Il y en a partout et parfois même en total look. Si on ne veut pas en abuser, elle se faufilera en voile ou par touches sur des bras coquins, en gilet indécent, en résille sur des jambes insolentes. L'obsession pour cet ADN évident y est travaillée en tout point, jusqu'au bout ! Broderie, dentelle, tulle racé ou plumetis improbables, Francesca Marotta se contraint à la perfection des détails travaillés. Bon point.
Même s’il est évident que ce code exprimé sans concessions est une marque de fabrique propre et reconnaissable qui aurait pu être sa signature, elle ne s'arrête pas en si bon chemin. La créatrice propose aussi des looks plus sobres, allant des pantalons et jupes où le travail de coupe sur des matières hybrides est intransigeant, des fois avec des ailerons incongrus, parfois boules pour les jupes, souvent fluides pour les pantalons, suivi par une combi en soie impeccable, jusqu’aux manteaux et robes portefeuilles au noir tout-puissant.
Le problème est peut-être là ! La folie italienne s'est emparée d'une collection qui propose trop de choix. Peut-être que la créatrice a besoin d'un axe créatif plus radical mais l'audace d'un tel panel aujourd'hui nous donne tout de suite l'envie de savoir quelle sera alors le focus de demain. Ce qui est certain, c'est que mademoiselle Marotta ose ce que beaucoup d'autres ne font pas : aller jusqu'au bout, jusqu'à l'extrême de ses idées. On en redemande parce qu'il est bon de savoir qu'une femme peut encore imaginer proposer à sa cliente de se dévoiler au-delà de la raison, simplement par pur esprit de séduction. C'est ça, le féminisme : clouer le bec des puritains ! Assumer ce corps, don de la nature ! Et ça, Francesca Marotta en a fait la parfaite démonstration ici. MERCI.


Bien à vous.